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Immobilier du futur : 5 matériaux innovants de demain

Les matériaux innovants de l’immobilier du futur

En tant qu’investisseur immobilier, personne ne vous en voudra de ne pas vous intéresser à l’actualité de la construction. Non, le béton et le métal ne sont pas exactement des sujets sexy. Pourtant, les innovations technologiques d’aujourd’hui pourraient bien devenir les standards de construction dans 10 ans. Tour d’horizon des technologies les plus intéressantes qui vont changer nos maisons.

Au moment de l’achat, puis au fil des années, votre bien aura besoin de travaux et d’entretien, notamment pour améliorer son efficacité énergétique et parfois réparer l’œuvre du temps. Un entretien d’autant plus important que l’idée de lier les loyers à l’efficacité énergétique d’un bâtiment fait son chemin, et qu’un bâtiment performant énergétiquement conservera sa valeur à la revente.

Alors, qu’il s’agisse de votre résidence principale ou de votre investissement locatif, une passoire thermique constitue un trou dans le budget ou un manque à gagner important. En plus d’être un fardeau pour la planète, à laquelle on doit tous un petit geste.

Garder un œil sur les innovations que vous pourrez utiliser dans le futur n’est pas une mauvaise idée, d’autant que les normes énergétiques seront amenées à se durcir à l’avenir. Entreprises, ingénieurs et chercheurs sont constamment à la recherche de nouveaux matériaux de construction plus efficaces, moins chers, moins polluants, pour réduire l’empreinte écologique de la construction et du logement en général.

Si certains semblent relever de la science-fiction la plus totale, d’autres sont plus proches de la démocratisation qu’on ne pourrait le croire. On fait un point.

Le béton auto-régénérant… et vivant

On n’a pas encore trouvé beaucoup mieux que le béton pour construire nos villes : solide, abordable et facile à produire. Ok, c’est polluant. Très polluant, même. Et ça a tendance à se fissurer et à demander des réparations. Et à long terme, c’est encore plus polluant et moins cher.

De nombreuses entreprises s’intéressent depuis plusieurs années déjà au béton auto régénérant sous plusieurs formes. Il y a quelques années, Hendricks Jonkers, un chercheur en biologie marine, présentait un nouveau type de béton auquel étaient mélangées des bactéries.

Dès que le bloc de béton commence à se fissurer et que de l’eau s’y infiltre, les bactéries se réveillent en produisant du calcaire qui va combler les failles apparues.

Plus récemment, des chercheurs américains ont mis au point un béton qui pousse tout seul, comme une plante. Carrément.

Des panneaux solaires… sans soleil

Les panneaux solaires font depuis des années partie du quotidien. Si vous en avez, vous savez aussi que les nuages sont leur pire ennemi. Mais les nuages bloquent seulement la lumière visible, pas les ultraviolets.

En partant de ce principe, Carvey Ehren Maigue, un étudiant ingénieur philippin, a développé des panneaux solaires capables d’absorber les UV et de les transformer en électricité, quelle que soit la météo. Sa technologie, appelée AuREUS, utilise des résidus de fruits et légumes (oui, du compost) pour créer ces panneaux, qui pourraient potentiellement permettre à un bâtiment de produire sa propre énergie gratuitement toute la journée, soleil ou pas.

Les aérogels pour lutter contre les passoires thermiques ?

Une bonne isolation est sans doute l’élément le plus important pour améliorer l’efficacité énergétique d’un bâtiment. Heureusement, la science a fait des progrès depuis l’époque de l’amiante, et l’arrivée des aérogels est l’une des technologies les plus prometteuses.

Les aérogels sont des solides extrêmement légers et composés à plus de 99,9% d’air. Mais léger ne veut pas dire inefficace : aucun matériau ne procure une meilleure isolation thermique. Les aérogels sont également isolants contre le son et l’électricité.  Ils sont aujourd’hui essentiellement utilisés dans des batteries et des technologies sensibles en raison de leur coût. Ceux-ci baissent cependant constamment et on pourrait rapidement les retrouver dans les nouvelles constructions.

Un mur végétal isolant… et qui purifie l’air

Toujours dans le domaine de l’isolation, et sans doute moins cher que les aérogels, des champignons pourraient également remplacer les matériaux d’isolation classiques.

La technologie est à mettre au crédit d’un entrepreneur britannique, Ehab Syed, et repose sur une idée plutôt simple : faire grandir des champignons dans un moule, et récupérer le mycélium (les « racines » du champignon) qui se seront transformés en sorte de brique végétale extrêmement isolante.

En plus de permettre de recycler les déchets organiques pour la culture des champignons, le matériau créé purifie l’air autour de lui. La nature est bien faite.

Le graphène : l’avenir de la construction ?

Si les idées présentées jusque-là semblent encore réalistes et pourraient s’inviter dans nos maisons plutôt rapidement, l’utilisation des nanotechnologies, notamment du graphène, a encore un petit air de futurisme.

Le graphène est un nanomatériau aux propriétés hors du commun : microscopique, extrêmement léger, et plus résistant que les matériaux de construction actuelle. Son utilisation pourrait diviser par deux la consommation de matériaux sur un chantier, tout en améliorant fortement la résistance et la durabilité des bâtiments.

Une entreprise américaine a même mis au point une imprimante 3D dédiée à la construction et capable d’injecter du graphène dans du béton sur un chantier. Il reste cependant cher à produire, et son utilisation massive n’est pas pour tout de suite, d’autant qu’il n’a été synthétisé pour la première fois qu’en 2004. 

En attendant de pouvoir recourir au graphène pour vos prochains chantiers, vous pouvez toujours jeter un œil à nos conseils sur la meilleure manière de choisir un bon artisan pour les travaux de votre bien immobilier.

Truelle de chantier Masteos


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